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Porté par la Communauté d’agglomération du Cotentin et Communauté d’agglomération de la Baie du Cotentin, le Projet Alimentaire Territorial (PAT) a pour ambition de développer les circuits de proximité alimentaires et favoriser une alimentation locale, saine et durable pour tous les habitants.

Issu d’une large concertation, il s’agit d’un projet collectif et co-construit pendant plusieurs mois par les producteurs, les transformateurs, les distributeurs, les consommateurs et les élus.  

Les 3 grands engagements du PAT du Cotentin sont les suivants :

  • Préserver les ressources de l’agriculture, de la pêche de l’aquaculture et favoriser l’emploi
  • Faire de l’alimentation un facteur de lien social dans le Cotentin 
  • Accompagner l’évolution des savoir-faire et des pratiques pour répondre aux enjeux sociaux et environnementaux

Le Projet Alimentaire Territorial

L’agriculture du Cotentin c’est :

  • Un territoire riche de ses ressources et de ses savoir-faire : élevage, maraîchage, pêche, cultures marines, transformation…
  • 1 900 exploitations agricoles sur la Presqu'île du Cotentin, 3 538 actifs agricoles
  • 166 exploitations Bio
  • Des labels et gages de qualité : AOC (sur le beurre et crème d'Isigny, sur le Calvados, le cidre...), IGP (sur la volaille, le porc, le cidre...), Label rouge notamment sur la Coquille Saint Jacques et Homard MSC (issu d'une pêche durable)

CALENDRIER DU PROJET

  • Août 2019 : Validation politique de la démarche
  • Novembre 2019 : Début du diagnostic agricole et alimentaire territorial
  • Février 2021 : Début de la concertation autour du PAT
  • Mai et juin 2022 : Rédaction du plan d’actions
  • Septembre 2022 : Validation du plan d’action
  • 2022 - 2032 : Mise en œuvre opérationnelle du PAT

1ère étape : le diagnostic

Synthèse des enjeux agricoles et alimentaires du Cotentin

Trois autres diagnostics sont venus compléter le premier :

  • Un diagnostic de l’économie agricole et maritime du Cotentin ;
  • Un diagnostic transversal lié à l’alimentation : enjeux en termes de culture, de gastronomie, d’accessibilité sociale, d’environnement, d’urbanisme et de foncier ;
  • Un diagnostic des enjeux de production, de distribution et de consommation de produits locaux ;

Et ont permis de mettre en lumière les éléments suivants :

 

Atouts :

Faiblesses :

Savoir-faire agricole et riche patrimoine gastronomique

Capacité d’autosuffisance alimentaire pour les productions de choux, carottes, poireaux, produits laitiers, viande bovine, ovine et produits de la mer

Plusieurs productions locales sous signe officiel de qualité et d’origine

Présence de labels et de marques collectives sur le territoire

 

Manque d’infrastructures pour effectuer les transformations de produits locaux

Difficulté de rentabilité des flux : la production alimentaire brute quitte le territoire pour être transformée puis revient pour être vendue. Exemple de la filière viande : en 2017, 53% du cheptel bovin normand a été abattu en dehors de la région.

Circuit logistiques complexes (Dispersion des moyens de production, transformation, commercialisation, peu de lieux de vente collectifs…)

Difficultés pour les producteurs de répondre aux marchés publics : a priori des producteurs, complexité des marchés, réglementations, délais de paiement...)

Multiplication des compétences requises pour le développement des circuits-courts

Opportunités :

Menaces :

Une consommation et une demande locale

Dynamique de valorisation des différentes filières agricoles

La loi EGALIM (50% de produits de qualité et durables dans les cantines dont 20% de produits issus de l’AB et 30% de produits sous SIQO)

Préservation du foncier, des ressources et de la qualité de l’eau inévitable

Adaptation aux nouvelles attentes sociétales (métiers, consommation, environnement, qualité…)

Renouvellement des générations (producteurs, commerçants, artisans…)

Manque de main-d’œuvre et problème d’attractivité des métiers

Relation habitants-agriculteurs

Pression foncière accrue

Réchauffement climatique

 

2ème étape: la concertation

Les différents diagnostics étant établis, la seconde étape du Projet Alimentaire Territorial a consisté en la mise en place d’une large concertation pour que les réponses apportées par le projet alimentaire territorial pour renforcer la consommation de produits locaux conviennent aux professionnels mais aussi aux consommateurs.

La concertation a été réalisée à l’aide de la méthode AOC (Approche Orientée Changement), développée et accompagnée par ANBDD (Agence Normande de la Biodiversité et du Développement Durable). Les approches orientées changement sont une méthode pour mobiliser les acteurs d’un territoire autour d’un projet commun de long terme, puis de faciliter l’évaluation des changements qui se produisent progressivement.

Les ateliers fil rouge – De février à juin 2021

 

La première étape de la concertation s’est manifestée par « les ateliers Fil Rouge ». Ces 3 ateliers ont permis aux 120 participants (agriculteurs, transformateurs, distributeurs, citoyens, élus) de s’accorder sur une vision commune à l’horizon 2040 : 

« Grâce au PAT du Cotentin, en 2040 les habitants de la Presqu’île se nourrissent principalement des produits de la Terre et de la Mer issus du territoire, dans un environnement naturel de qualité, où les producteurs exercent leurs métiers sereinement (accès à des terres de qualité, juste rétribution, installation et transmission des entreprises, logistique raisonnée).

Ce « régime cotentinois » contribue aux valeurs du plaisir de bien manger, de partager, de vivre ensemble sur le territoire, dans un lien de confiance avec les producteurs. Chaque habitant quels que soient ses revenus, a accès à ses produits de qualité, au quotidien et profite de leurs apports nutritifs, d’une alimentation saine.

Le Cotentin est un territoire dont les produits sont recherchés et reconnus au niveau national et international ».

Les participants se sont également entendus sur les valeurs du Projet Alimentaire Territorial : qualité, santé, lien social, proximité et accessibilité sociale.

Les chemins du changement – de juillet à octobre 2021

Deux ateliers de travail ont réuni 60 personnes pour identifier les « chemins du changement », deuxième étape de cette concertation. Ces ateliers ont permis d’identifier les changements à mettre en œuvre pour atteindre la vision commune et les valeurs définies pendant les ateliers « Fil Rouge ».

Les 5 changements suivants ont été identifiés :

  • Changement 1 : l’alimentation est vectrice de lien social et fait partie intégrante de la culture des habitants ;
  • Changement 2 : la résilience alimentaire est renforcée par la diversification des moyens de production et des modes de distribution ;
  • Changement 3 : les producteurs locaux et leurs produits sont mis en valeur et participent à développer l’image du territoire ;
  • Changement 4 : La qualité de l’environnement et la santé des consommateurs sont préservées par l’évolution des pratiques ;
  • Changement 5 : la gestion foncière assure la préservation des terres agricoles de qualité.

3ème étape : les moyens d'action

La troisième étape, dite « les moyens d’actions », a consisté à l’identification des actions qui permettraient concrètement d’atteindre les changements visés (et donc par la même occasion, la vision commune et les valeurs souhaitées).

Celle-ci s’est déroulée en 4 étapes :

  • Groupes de travail – de novembre 2021 à mai 2022

Quatre groupes de travail techniques ont réuni 25 participants sur les thèmes de l’éducation, de la culture, de la santé et de la logistique. Les participants se sont accordés sur des solutions concrètes à mettre en œuvre sur le territoire pour répondre à l’enjeu de la consommation locale.

  • Entretiens bilatéraux – de novembre 2021 à mai 2022

Vingt entretiens ont parallèlement été menés auprès de différents professionnels pour affiner les actions concrètes à mener pour répondre aux enjeux d’une alimentation locale. Ces professionnels étaient issus des secteurs de la production, de la transformation, de la distribution, mais ont aussi été des professionnels de santé, issus d’organismes sociaux, de restaurants de grandes entreprises locales, d’associations environnementales, etc… Ces entretiens ont permis de faire émerger un plan d’action réaliste, en prise avec le vécu et les besoins des professionnels.

  • Une consultation citoyenne

Une large consultation citoyenne a permis de recueillir 1300 réponses et de sonder les habitants du Cotentin sur leurs habitudes, leurs attentes et leurs besoins en matière d’alimentation. Cette consultation a permis de vérifier si les solutions proposées par le PAT étaient adaptées aux habitants du territoire.

  • Priorisation des actions par les élus du Cotentin

Pour finir, 170 élus communautaires ont été rencontrés sur tous les pôles de proximité du Cotentin, pour une priorisation de toutes les actions proposées pendant la concertation. Le plan d’actions du PAT a été validé en septembre 2022 et comporte 45 actions.

 

4ème étape : Le plan d'actions

Contacts

Vous souhaitez être informé de l’avancement du Projet Alimentaire Territorial ?

L’équipe PAT est joignable à l’adresse suivante pour vous renseigner : lea.dufour@lecotentin.fr / 02 50 79 17 76

Les producteurs du Cotentin

Découvrez sur la plateforme des producteurs "J'achète local", la cartographie des producteurs locaux du Cotentin

Nos partenaires

Ce projet est financé par l'Union européenne et la Région, dans le cadre de la mesure 16.04 du FEADER, relative à la création, le développement et la promotion des circuits courts et des marchés locaux.

Les Projets Alimentaires Territoriaux

Issus de la loi d’Avenir pour l’Agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014, les Projets alimentaires territoriaux ont pour objectif de relocaliser l’agriculture et l’alimentation dans les territoires en soutenant l’installation d’agriculteurs, les circuits-courts ou les produits locaux dans les cantines. Elaborés de manière collective, ils sont à l’initiative des acteurs d’un territoire (collectivités, entreprises agricoles et agroalimentaires, artisans, citoyens, etc.). A ce jour, il existe près de 400 PAT sur le territoire français, 6 projets dans la Manche et 27 en Région Normandie.

La Loi Egalim

Cette loi impose à la restauration collective de proposer 50% de denrées alimentaires durables, sous signe de qualité, dont 20% des produits issus de l’agriculture biologique. La loi prévoit également un menu végétarien hebdomadaire, la réduction du gaspillage alimentaire et la proposition de repas ayant un indice nutritionnel de qualité.